Un but de Thapelo Maseko à la 63e minute a suffi. Mercredi 24 juin, à Monterrey, l’Afrique du Sud a battu la Corée du Sud 1-0 et s’est qualifiée pour les huitièmes de finale d’une Coupe du monde pour la toute première fois de son histoire. Bafana Bafana, longtemps perçue comme un outsider de ce groupe A, a réalisé l’exploit que tout un peuple attendait depuis des décennies.
Un but, une libération nationale
Le moment est arrivé au milieu de la seconde période, dans un Estadio BBVA qui retenait son souffle. Tshepang Moremi, tout juste entré en jeu, a délivré un centre depuis le couloir gauche. Maseko, positionné dans la surface, a armé une frappe du pied gauche que le gardien Kim Seung-gyu n’a pu contenir. Un geste sobre, une efficacité absolue. Dans les gradins, les supporters sud-africains ont explosé. Le sélectionneur Hugo Broos, technicien belge qui avait pris en main une équipe à reconstruire il y a plusieurs années, a vu son pari stratégique se concrétiser au plus haut niveau mondial.
Broos a immédiatement adopté une logique de préservation du résultat : Maseko a été remplacé peu après son but, signalant sans ambiguïté l’intention défensive du coach. Les onze joueurs sud-africains se sont repliés dans leur moitié de terrain, formant un bloc compact face aux assauts répétés des Coréens. Vague après vague, l’Afrique du Sud a tenu.
La Corée du Sud dominante mais stérile
Les statistiques de la rencontre racontent une histoire de possession sans aboutissement. La Corée du Sud a contrôlé le ballon à hauteur de soixante et un pour cent sur l’ensemble du match, générant des combinaisons fluides notamment portées par Lee Kang-in et un Heung-Min Son entré en seconde période sous une ovation. C’est la première fois depuis le 26 juin 2010 que la star du Tottenham n’avait pas figuré dans le onze de départ coréen lors d’un Mondial – signe d’une rotation tactique audacieuse du staff coréen, qui s’est révélée malheureuse.
Son a tenté d’inverser le cours des événements après son entrée, mais Ronwen Williams, gardien sud-africain, a répondu présent dans les moments décisifs, notamment en repoussant une tête d’Oh Hyun-gyu en première période. La Corée du Sud termine la phase de groupes avec trois points et attend de connaître son sort en fonction des résultats des autres équipes classées troisièmes. Un avancement incertain, après une campagne en deçà des attentes.
Le poids historique d’une qualification inédite
L’Afrique du Sud avait déjà participé à plusieurs phases finales de Coupe du monde, dont celle de 2010 qu’elle avait organisée sur son propre sol, sans jamais parvenir à franchir le stade de la phase de poules. Cette élimination à domicile en 2010 avait laissé une blessure symbolique dans la mémoire collective du football sud-africain. Seize ans plus tard, en terrain neutre au Mexique, Bafana Bafana efface ce regret.
La qualification pour les huitièmes de finale – ou le « Round of 32 » dans le format élargi de ce Mondial 2026 à 48 équipes – représente bien plus qu’un résultat sportif. Elle consacre le travail de reconstruction mené par Broos, l’émergence d’une génération de joueurs comme Relebohile Mofokeng et Thalente Mbatha, et la capacité du football sud-africain à rivaliser avec des sélections asiatiques établies au plus haut niveau. L’Afrique du Sud affrontera le Canada à Los Angeles le 28 juin, dans ce qui sera son premier match couperet mondial. Une première que personne, dans ce pays, n’est près d’oublier. Pour préparer vos paris sur les prochaines rencontres, consultez notre pronostic Mexique Corée du Sud et découvrez les meilleurs bookmakers pour miser en toute confiance.
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