La Côte d’Ivoire a signé une qualification historique au Mondial 2026 grâce à Nicolas Pépé, auteur d’un doublé face à Curaçao (2-0) à Philadelphie. Les Éléphants atteignent pour la première fois la phase à élimination directe de la Coupe du monde, après trois éliminations au premier tour en 2006, 2010 et 2014.
Longtemps attendue, cette performance a enfin fait tomber un plafond pour la sélection ivoirienne. Deuxième du groupe E avec six points, elle prolonge son aventure dans le tournoi avec une victoire maîtrisée et un match sans but encaissé. Pépé, relancé ces derniers mois, a incarné ce changement de dimension.
Nicolas Pépé, symbole du réveil de la Côte d’Ivoire
L’ailier ivoirien a frappé très tôt. Dès la 7e minute, Nicolas Pépé a profité d’une erreur défensive adverse pour ouvrir le score, après un service de Yan Diomandé. Ce but a rapidement installé la Côte d’Ivoire dans le bon tempo.
En seconde période, l’ancien joueur d’Arsenal a confirmé son grand soir. À la 65e minute, il a doublé la mise d’une frappe du gauche dans la lucarne. Ce geste a scellé la rencontre et récompensé la confiance de son sélectionneur Emerse Faé.
Le scénario a une portée particulière pour Pépé. Écarté de la sélection il y a encore quelques mois, au moment de la CAN, il revient au premier plan au meilleur moment. Son regain de forme en Espagne, sous les couleurs de Villarreal, trouve désormais un écho direct avec les Éléphants.
La Côte d’Ivoire brise enfin la malédiction mondiale
La Côte d’Ivoire avait déjà participé à trois Coupes du monde, sans jamais dépasser le premier tour. Pourtant, le pays avait présenté par le passé des générations fortes, portées notamment par Didier Drogba ou Yaya Touré. Cette fois, l’histoire a tourné en faveur des Ivoiriens.
Le succès contre Curaçao permet à la sélection de franchir un cap qui lui échappait depuis vingt ans. Ce n’est pas seulement une qualification. C’est aussi un marqueur pour un groupe plus jeune, moins chargé par le poids du passé, mais capable de répondre présent sous pression.
Emerse Faé n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction après la rencontre. « Mon message aux supporters, c’est de profiter de cette qualification historique et de la célébrer », a-t-il déclaré. Le sélectionneur ivoirien a ensuite appelé les fans à continuer d’accompagner l’équipe pour la suite du tournoi. Pour ceux qui souhaitent parier sur les prochains matchs, il est possible de consulter les meilleurs bookmakers du moment.
Nicolas Pépé et un collectif ivoirien de plus en plus solide
Si Nicolas Pépé a pris la lumière, le staff ivoirien a surtout insisté sur la cohésion du groupe. Emerse Faé a salué la progression mentale de ses joueurs, pour la plupart engagés dans leur première Coupe du monde. Selon lui, cette unité pèse déjà dans les résultats.
« Ce groupe grandit. Ils vivent tous leur première Coupe du monde, mais ils progressent bien. C’est une équipe qui reste soudée », a expliqué le technicien. Il a aussi mis en avant une concurrence saine entre joueurs d’un même poste, facteur utile dans une compétition aussi exigeante.
La solidité défensive a également compté. Curaçao n’a cadré que deux tirs et Yassin Fofana a su préserver l’avantage des siens. Tout n’a pas été parfait dans le jeu, mais la capacité à ne pas encaisser a offert de la sérénité à l’ensemble de l’équipe. Pour suivre les analyses et pronostics sur d’autres rencontres, consultez notre pronostic Allemagne Curaçao.
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Curaçao sort du Mondial avec des regrets mais aussi des motifs d’espoir
Éliminé, Curaçao quitte tout de même le tournoi avec une image positive. La sélection caribéenne, plus petit pays en nombre d’habitants à se qualifier pour une Coupe du monde, a montré qu’elle avait sa place dans cette édition élargie. Elle avait d’ailleurs pris un point contre l’Équateur dans le groupe.
Face à la Côte d’Ivoire, Curaçao a résisté avec courage. Juninho Bacuna a même manqué une grosse occasion d’égaliser juste avant la pause. Jusqu’au bout, les outsiders ont tenté de rester dans le match, sans parvenir à tromper la vigilance de Fofana.
Le sélectionneur Dick Advocaat a tenu un discours lucide après la rencontre. Il a rappelé que son équipe avait dépassé les attentes face à des adversaires de haut niveau. Il a aussi souligné l’écart de valeur entre les effectifs, évoquant des ailiers ivoiriens estimés à 50 millions chacun.
Malgré l’élimination, l’entraîneur néerlandais s’est montré optimiste pour l’avenir. Au vu du niveau affiché lors des deuxième et troisième matches, il estime qu’une nouvelle qualification mondiale n’a rien d’impossible pour Curaçao.
Quel horizon pour la Côte d’Ivoire après cette qualification historique ?
Le plus dur commence désormais pour les Éléphants. En se hissant en phase finale, la Côte d’Ivoire s’offre un rendez-vous autrement plus relevé. Son prochain adversaire pourrait être la France de Kylian Mbappé ou la Norvège d’Erling Haaland, selon les derniers croisements du tableau.
Le défi sera immense, mais les Ivoiriens avancent avec des arguments. Nicolas Pépé retrouve son efficacité, la défense gagne en confiance et l’état d’esprit du groupe semble excellent. Cette équipe n’a peut-être pas encore tout montré.
Dans un tournoi où les dynamiques comptent autant que les statuts, la Côte d’Ivoire vient surtout de s’enlever un poids. Elle n’est plus cette sélection talentueuse freinée par son histoire mondiale. Elle est désormais un qualifié crédible, capable de rêver un peu plus grand.