La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc s’annonce sous tension. La Fédération sénégalaise de football a formulé des accusations sérieuses concernant les arrangements organisationnels. Ces plaintes portent sur la sécurité, l’hébergement, les installations d’entraînement et l’allocation de billets. Cette controverse soulève des questions fondamentales sur l’équité compétitive dans les grands événements continentaux africains.
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Les griefs sénégalais détaillés et contextualisés
Samedi matin, la Fédération sénégalaise a rendu publiques ses doléances auprès des autorités compétentes. Cette transparence volontaire visait à protéger les intérêts de sa délégation nationale. L’ensemble de ces reproches englobent plusieurs domaines critiques du fonctionnement du tournoi, peignant un tableau d’arrangements inadéquats aux standards continentaux attendus.
Protéger l’équité sportive demeure la priorité centrale de ces déclarations. Elles marquent une ligne directe entre les préoccupations organisationnelles et les performances athlétiques potentielles. Ces communications stratégiques interviennent à un moment critique, juste avant le match décisif dimanche.

Problématiques de sécurité à l’arrivée à Rabat
Vendredi, la délégation sénégalaise est arrivée en train depuis Tanger. Dès cette arrivée, les officiels ont constaté des défaillances sérieuses dans les mesures de protection. Le surpeuplement aux points de contrôle exposait les joueurs et le staff technique à des risques inacceptables pour une compétition continentale majeure.
Ces conditions contrastaient fortement avec les normes internationales strictes attendues. L’absence de dispositifs adéquats a créé une atmosphère d’improvisation peu professionnelle. En documentant formellement ces manquements, la fédération a mis en avant que l’intégrité physique de sa délégation était compromise.
Difficultés d’hébergement et recours formels
À leur installation à Rabat, la délégation sénégalaise a découvert que l’hébergement proposé était inadéquat. Plutôt que d’accepter ces arrangements insatisfaisants, les officiels ont déposé une plainte écrite officielle. Cette démarche proactive a finalement abouti à des solutions meilleures, bien que révélant une préparation logistique insuffisante.
Pour un événement du prestige de l’AFCON, chaque détail logistique revêt une importance cruciale. Le confort des équipes conditionne leur mental collectif et leur préparation physique. Affecter indirectement les performances sportives par des arrangements de mauvaise qualité constitue une erreur stratégique majeure que la fédération a su corriger rapidement.
Le refus des installations Mohammed VI: enjeux de loyauté
L’équipe marocaine utilise le Complexe Mohammed VI depuis le début du tournoi. Les préparations d’avant-match s’y effectueront également samedi pour les locaux. Toutefois, le Sénégal a catégoriquement refusé d’utiliser ces mêmes équipements, craignant que cette cohabitation ne compromette l’équité sportive.
Cette position reflète une inquiétude légitime concernant les avantages à domicile accumulés. Partager les installations avec un adversaire qui les contrôle crée des asymétries psychologiques indéniables. Dimanche matin, aucune alternative n’avait été proposée à la délégation sénégalaise. Illustrant ainsi comment les détails pratiques cristallisent des suspicions plus larges sur l’équité organisationnelle.
L’allocation limitée de billets pour les supporters
6 Senegalese 🇸🇳 players at AFCON 2025 affiliated to English 🏴 Clubs:
Idrissa Gueye (Everton)
Habib Diarra (Sunderland)
Iliman Ndiaye (Everton)
Pape Matar Sarr (Spurs)
Ismaïla Sarr (Palace)
El Hadji Malick Diouf (West Ham)#Senegal #LionsdelaTéranga #AFCON2025… pic.twitter.com/rXMxJiaVHM— Soccer Facts (@Soccer_Stats) January 17, 2026
Le Stade Prince Moulay Abdellah possède une capacité de 69 500 spectateurs. Seulement 2 850 billets ont pu être acquis par le Sénégal pour ses supporters, correspondant au plafond fixé par la Confédération africaine de football. Cette allocation, bien que maximale réglementairement, demeure manifestement insuffisante face à la demande massive.
En tant que pays hôte, le Maroc bénéficiera d’une présence massive de supporters locaux. Jouer loin de ses bases supportrices impose indubitablement une pression psychologique supplémentaire. Appelant à un relâchement des restrictions, la fédération a soulevé des points légitimes, malheureusement sans résultats concrets jusqu’à présent.
Appels à la correction et principes de fair-play
Explicitement, la fédération sénégalaise a demandé des mesures correctives immédiates aux deux niveaux: la Confédération africaine et les organisateurs locaux. L’équité compétitive, le traitement égal et la sécurité constituent les fondations de toute compétition sportive respectable. Invoquant ces principes, Dakar défend non seulement ses intérêts immédiats.
Au-delà de sa représentation nationale, elle défend aussi l’intégrité institutionnelle du football africain dans son ensemble. Chaque irrégularité érode cette confiance collective. Le prestige de la Coupe d’Afrique des Nations repose précisément sur sa crédibilité organisationnelle. Formulant publiquement ces griefs, le Sénégal renforce les attentes de transparence continentale.









