Date de publication : 12.02.2026
Sergio Ramos, 39 ans, a proposé de revenir jouer à Séville FC sans salaire. Le président José María Del Nido Carrasco a personnellement bloqué l’opération. L’explication est simple — et compliquée à la fois.
Ramos, libre depuis son départ de Monterrey en décembre, mène actuellement un consortium d’investisseurs pour racheter le club andalou. Le joueur voulait aider son club formateur à éviter la relégation tout en finalisant l’acquisition. Séville a dit non.
« La décision qu’il ne joue pas pour Séville est la mienne », a déclaré Del Nido sur Canal Sur. « Il est inconcevable qu’il devienne propriétaire du club tout en jouant pour lui. On ne peut pas avoir le propriétaire entraîné par Almeyda. »
Le mur du salary cap
Ramos a proposé de jouer gratuitement. Mais la Liga a ses règles. Chaque joueur professionnel doit percevoir un salaire minimum de 195 000 euros par saison. Séville, endetté et à la limite de son plafond salarial, n’a plus aucune marge.
Le directeur sportif Antonio Cordón avait résumé la situation quelques jours plus tôt lors de la présentation de Neal Maupay, seule recrue hivernale du club : « C’est comme essayer d’acheter une voiture sans argent. »
Le club a dépensé tout son budget de mercato sur un attaquant. Il n’y avait plus rien pour un défenseur, même légendaire, même gratuit. C’est la réalité financière d’un Séville qui a accumulé les dettes sans qualification en Ligue des Champions depuis deux ans.
En théorie, Ramos aurait pu passer devant une commission d’évaluation pour des circonstances exceptionnelles. En pratique, Séville n’avait de toute façon pas les fonds pour enregistrer le moindre joueur supplémentaire.

Le vrai motif : la peur du pouvoir
Le salary cap est l’argument officiel. Mais les médias espagnols racontent une autre version.
Selon le journaliste Roberto Gómez, la vraie raison du veto de Del Nido est politique. Le président aurait dit à l’entourage de Ramos : «Je ne peux pas te signer parce que dans trois mois, tu pourrais être le propriétaire de Séville et me virer. »
Ramos et son consortium — associé au groupe américain Five Eleven Capital — sont en période d’exclusivité pour racheter le club pour un montant estimé entre 400 et 450 millions d’euros. Les actionnaires ont accepté l’offre. La phase de due diligence est en cours.
Del Nido ne voulait pas que son futur patron soit aussi sur le terrain. On peut le comprendre. On peut aussi comprendre les fans qui trouvent ça absurde quand leur équipe a encaissé 37 buts en 22 matchs — la pire défense de Liga — et ne se trouve qu’à trois points de la relégation.
Séville dans la tourmente
Une victoire en sept matchs. Défaite 4-1 contre Majorque. Trois points au-dessus de la zone de relégation. Les sept titres en Coupe UEFA/Europa League semblent appartenir à une autre époque.
Les supporters ne décolèrent pas. Des chants souhaitant la mort du président ont été entendus dans les tribunes cette saison. Del Nido encaisse sans fléchir — du moins en public.
« Beaucoup de soirs quand je me couche, ma tête me demande si ça vaut la peine de rester à Séville. J’accepte d’être le méchant de ce film dans l’histoire du club, et je le fais par responsabilité. »
L’entraîneur Matías Almeyda conserve la confiance de la direction, malgré les résultats. Le prochain match : Séville reçoit Alavés samedi soir. Chaque point vaut de l’or.
Et maintenant, où va Ramos ?
À 39 ans — il fêtera ses 40 ans en mars —, Ramos n’a pas annoncé sa retraite. Il n’a plus joué depuis décembre, mais cherche un dernier club en Europe.
Marseille est la piste la plus chaude. Le club de Roberto De Zerbi chercherait un défenseur expérimenté pour sa campagne européenne. L’AC Milan aurait aussi manifesté un intérêt.
Sa carrière parle d’elle-même : 180 sélections avec l’Espagne (record), Coupe du Monde 2010, deux Euros (2008, 2012), cinq titres de Liga, quatre Ligue des Champions avec le Real Madrid, deux Ligue 1 avec le PSG. Et 30 cartons rouges en carrière professionnelle — le revers de la médaille d’un compétiteur féroce.
Si le rachat de Séville aboutit, Ramos devra raccrocher les crampons. Les règles de la Liga interdisent à un propriétaire de jouer dans la compétition. Mais d’ici là, quelques mois de football restent possibles. Ailleurs.

Pourquoi cette histoire parle à l’Afrique
Sergio Ramos est une figure mondiale. En Afrique centrale, où la Liga est le championnat européen le plus suivi après la Premier League et la Ligue 1, les fans connaissent chaque chapitre de sa carrière. Du Real Madrid au PSG, de Séville à Monterrey.
L’idée d’un joueur qui propose de jouer gratuitement pour sauver son club — et qui se voit refusé — touche quelque chose d’universel. La passion contre les réalités financières, l’orgueil institutionnel, les calculs de pouvoir. C’est un feuilleton que les fans de Kinshasa Sur 1xBet et les autres plateformes de paris, les cotes de relégation de Séville attirent les parieurs d’Afrique centrale. Un club de ce calibre en zone rouge, c’est rare — et c’est le genre de situation qui génère des mises.
“Sergio Ramos” ✨🤯🤍 pic.twitter.com/hJ07xsbgYn
— RMFootyballs (@EchoOfJustMe) February 3, 2026
Les chiffres clés
Sergio Ramos : 39 ans (40 ans en mars), défenseur central, libre
Sélections Espagne : 180 (record national)
Palmarès : Coupe du Monde 2010, Euro 2008 & 2012, 5× Liga, 4× Ligue des Champions
Cartons rouges : 30 en carrière professionnelle
Séville 2025/2026 : 3 points au-dessus de la relégation, 37 buts encaissés en 22 matchs
Rachat du club : Consortium Ramos + Five Eleven Capital, offre ~400-450 M€
Salaire minimum La Liga : 195 000 €/saison
Prochain match : Séville – Alavés, samedi soir









