Makhaula : "Je prendrai ma retraite après avoir gagné le championnat"

29 janv 16:23
_ Makhaula - _Je prendrai ma retraite après avoir gagné le championnat_

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Date de publication : 29.01.2026

Makhehlene Makhaula a clairement défini sa condition pour raccrocher les crampons. Le milieu de terrain d’Orlando Pirates de 36 ans ne quittera le football qu’après avoir remporté un titre de champion. Lors d’une conférence de presse mercredi au Rand Stadium, le vétéran a confié que les jeunes joueurs autour de lui le poussent constamment à se surpasser. Cette émulation le motive à continuer malgré son âge avancé pour un footballeur professionnel. Originaire de Randfontein, Makhaula a déjà tout gagné avec les Pirates : MTN 8, Nedbank Cup, Carling Knockout et même la Carling Black Label Cup. Seule la médaille de champion manque à son palmarès.

«Les jeunes me défient constamment, même à l’entraînement. Quand j’essaie de lever le pied, ils arrivent fort sur moi», explique le joueur expérimenté. Cette pression positive l’oblige à rester affûté physiquement. «Je dois me maintenir en forme et bien manger pour qu’on me voie toujours courir. Ils me motivent énormément. J’apprends beaucoup d’eux et eux de moi», ajoute-t-il. Concernant sa retraite, Makhaula reste ferme : «Seul Dieu sait. Je prie toujours car mon souhait est le championnat. On verra, peut-être cette saison, inch’Allah.»


La motivation par les jeunes

À 36 ans, Makhaula pourrait tranquillement terminer sa carrière en roue libre. Mais l’émulation avec les jeunes l’en empêche. La vitesse et l’intensité des nouvelles générations le poussent dans ses retranchements. Chaque séance d’entraînement devient un défi où il doit prouver qu’il a encore sa place parmi l’élite.

Cette concurrence interne bénéficie aux deux parties. Les jeunes apprennent l’expérience, le placement tactique et la gestion des moments clés. Makhaula, lui, garde son niveau physique élevé pour suivre le rythme imposé par ses coéquipiers plus frais. Cet échange intergénérationnel fait la force des grands clubs comme Orlando Pirates.

Le vétéran compense son déclin athlétique naturel par l’intelligence de jeu. Là où les jeunes foncent avec leur explosivité, lui anticipe et se place mieux. Cette lecture du match acquise au fil des années reste un atout majeur. Aucun jeune de 22 ans ne possède cette capacité à sentir le danger avant qu’il n’arrive.

Le championnat, obsession ultime

Makhaula a tout gagné avec Pirates sauf le titre le plus important. MTN 8, Nedbank Cup, Carling Knockout : son armoire à trophées déborde. Mais le championnat lui échappe encore. Cette frustration alimente sa motivation pour continuer malgré l’âge. Partir sans ce titre laisserait un goût d’inachevé dans sa carrière.

«Ce serait un rêve devenu réalité. Dans d’autres équipes, elles n’essaient même pas de se battre pour le championnat. Mais avec les grands clubs, tu dois être avec les grands clubs car ils se battent toujours pour quelque chose», explique-t-il sans vouloir manquer de respect aux autres formations.

Cette déclaration révèle sa mentalité de vainqueur. Makhaula n’a pas rejoint Pirates pour se contenter de participer. Il veut gagner le trophée suprême avant de raccrocher. Ce titre lui permettrait de raconter à ses enfants qu’il a été champion d’Afrique du Sud avec l’un des plus grands clubs du pays.

L’expérience comme arme secrète

Face aux jeunes rapides et athlétiques, Makhaula joue la carte de l’expérience. Son placement, sa lecture du jeu et sa gestion des efforts lui donnent un avantage sur ses coéquipiers moins aguerris. Ces qualités ne s’apprennent pas en salle de musculation mais au fil des centaines de matches disputés.

À l’entraînement, quand les jeunes foncent partout avec leur énergie débordante, lui économise ses courses. Il sait où se placer pour être efficace sans gaspiller de l’énergie inutilement. Cette intelligence tactique fait toute la différence en match, surtout dans les moments tendus où l’expérience pèse lourd.

Les coaches apprécient ce genre de joueur dans leur effectif. Avoir un vétéran qui transmet aux jeunes tout en restant performant sur le terrain représente une valeur inestimable. Makhaula remplit parfaitement ce rôle de mentor tout en étant encore compétitif pour jouer régulièrement.

 

Le défi Mamelodi Sundowns

Remporter le championnat avec Pirates signifie détrôner Mamelodi Sundowns. Les Brazilians dominent la PSL depuis des années avec leurs moyens financiers colossaux. Chaque saison, ils écrasent la concurrence et accumulent les titres. Briser cette hégémonie demande un collectif exceptionnel et beaucoup de régularité.

Pirates possède les armes pour rivaliser. L’effectif s’est renforcé ces dernières saisons et le jeu devient plus cohérent. Mais Sundowns reste l’épouvantail à battre. Leur profondeur de banc et leur constance impressionnent. Même lors de leurs mauvais jours, ils trouvent les ressources pour gagner.

Makhaula sait que le temps presse. À 36 ans, il n’a plus beaucoup de saisons devant lui. Cette année ou la prochaine représentent probablement ses dernières chances réelles de soulever le trophée de champion. D’où sa détermination à rester au top physiquement et à tirer le meilleur de lui-même.

Makhaula : "Je prendrai ma retraite après avoir gagné le championnat"

Un palmarès déjà bien garni

Peu de joueurs sud-africains peuvent se vanter d’avoir gagné autant que Makhaula. MTN 8, Nedbank Cup, Carling Knockout, Carling Black Label Cup : la liste impressionne. Ces trophées prouvent qu’il a fait partie d’équipes gagnantes et qu’il sait ce que demande de remporter des finales.

Cette expérience des grands rendez-vous rassure un vestiaire dans les moments de pression. Quand les jeunes paniquent avant une finale, Makhaula reste serein car il a déjà vécu ces situations. Son calme et sa confiance se transmettent aux coéquipiers qui se sentent plus sereins.

Mais justement, avoir tout gagné sauf le championnat rend ce trophée encore plus désirable. Compléter le grand chelem des compétitions sud-africaines avant de partir serait l’épilogue parfait pour une belle carrière. Makhaula veut absolument écrire cette dernière ligne glorieuse avant de tirer sa révérence.

Makhaula : "Je prendrai ma retraite après avoir gagné le championnat"

FAQ

Peut-il vraiment encore jouer à 36 ans en PSL ?
Oui, s’il reste rigoureux sur l’hygiène de vie. Il l’explique lui-même : bien manger, bien s’entraîner, bien récupérer. Beaucoup de joueurs jouent au-delà de 35 ans en adaptant leur jeu. L’expérience compense largement le déclin physique naturel.
Pourquoi le championnat compte tant à ses yeux ?
C’est le seul trophée majeur qui manque à son palmarès. Gagner toutes les coupes mais jamais le championnat laisse un sentiment d’inachevé. Le titre de champion représente la régularité sur toute une saison, pas juste la réussite ponctuelle d’une coupe.
Pirates peut-il battre Sundowns cette saison ?
Possible mais difficile. Sundowns domine depuis trop longtemps avec des moyens supérieurs. Pirates doit réaliser une saison quasi-parfaite et espérer que Sundowns baisse de régime. Tout reste ouvert mais les Brazilians partent favoris comme chaque année.
Combien d’années peut-il encore jouer ?
Difficile à dire. S’il reste en forme et motivé, deux ou trois saisons supplémentaires semblent envisageables. Mais tout dépendra de son corps et de sa capacité à suivre le rythme. Dès qu’il sentira le déclin trop marqué, il partira dignement.
Que fera-t-il après sa carrière ?
Probablement entraîneur ou consultant. Son expérience et sa connaissance du football sud-africain font de lui un candidat naturel pour transmettre. Beaucoup d’anciens joueurs restent dans le milieu après avoir raccroché. Makhaula suivra sûrement ce chemin classique.
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