Jamie Carragher a pris la défense de Raheem Sterling après sa séparation avec Chelsea [web:72][web:73][web:74]. L’ancien coéquipier de l’ailier anglais à Liverpool estime que Sterling reste «sous-estimé» malgré un palmarès impressionnant [web:82][web:86]. À 31 ans, l’international anglais cherche un nouveau défi après avoir quitté Stamford Bridge d’un commun accord. Carragher espère qu’une «fin digne» d’une carrière distinguée pourra être trouvée pour celui qui a brillé à Manchester City sous Pep Guardiola. Dix trophées majeurs, 82 sélections anglaises, 194 buts en carrière : le bilan force le respect même si la fin d’aventure londonienne laisse un goût amer [web:86].
Sterling avait rejoint Chelsea en 2022 pour 47,5 millions de livres [web:74][web:78]. Mais ce retour dans sa ville natale n’a jamais fonctionné. Prêté à Arsenal la saison dernière sans marquer en Premier League [web:78], il est revenu cet été pour finir dans la fameuse «bomb squad» d’Enzo Maresca [web:73]. Aucune minute de jeu cette saison avant la résiliation de son contrat estimé à 325 000 livres par semaine [web:72][web:74]. Pour Carragher, ce final chaotique ne doit pas éclipser les accomplissements d’un joueur qui a marqué le football anglais de la dernière décennie [web:82][web:86].
Les années glorieuses à Manchester City
Raheem Sterling a connu ses plus belles heures sous le maillot de Manchester City. Entre 2017 et 2020, il a inscrit 79 buts en trois saisons [web:86]. Pep Guardiola l’a transformé en buteur prolifique alors qu’il était auparavant considéré comme un ailier créateur. Cette évolution tactique a propulsé Sterling au sommet du football anglais. Chaque saison apportait son lot de buts décisifs et de performances mémorables.
Le Catalan exigeant a su tirer le meilleur de Sterling en le positionnant intelligemment dans le système offensif des Citizens [web:86]. Couper vers l’intérieur depuis l’aile gauche, arriver lancé dans la surface, finir avec sang-froid : Sterling maîtrisait parfaitement ces mouvements répétés à l’entraînement. Les trophées s’accumulaient : championnats, coupes, doublés. City dominait l’Angleterre et Sterling jouait un rôle central.
Son importance pour le club se mesurait aussi lors des grands rendez-vous européens [web:87]. Même si la Ligue des Champions a longtemps échappé à City de son temps, Sterling livrait régulièrement des prestations de haut niveau face aux meilleures équipes du continent. Cette constance au plus haut niveau pendant plusieurs années témoigne de sa classe indéniable.
Un rôle clé avec l’Angleterre
Avec les Three Lions, Sterling a disputé 82 matchs internationaux [web:86]. Il représentait une arme offensive majeure pour les sélectionneurs successifs. Son profil d’ailier rapide capable de déstabiliser les défenses adverses manquait cruellement à l’Angleterre avant son éclosion. Gareth Southgate a largement utilisé ses services lors des grandes compétitions.
L’Euro 2021 a marqué l’apogée de Sterling en sélection. Ses buts et ses prestations ont porté l’Angleterre jusqu’en finale à Wembley. Même si le titre a échappé aux Anglais face à l’Italie aux tirs au but, Sterling avait prouvé sa capacité à briller lors des rendez-vous majeurs. Cette compétition a renforcé son statut d’icône du football anglais moderne.
Mais depuis son départ de City en 2022, Sterling a progressivement perdu sa place en sélection. Les jeunes talents émergent et poussent les anciens vers la sortie. À 31 ans, il ne fait plus partie des plans de l’équipe nationale [web:86]. Le cap symbolique des 100 sélections, envisageable il y a quelques années, semble désormais hors de portée. Carragher regrette cette fin prématurée en Three Lions [web:86].

La vision de Carragher
Jamie Carragher a publié une tribune dans The Telegraph pour défendre son ancien coéquipier liverpuldien [web:82][web:86]. «Les succès de Sterling dépassent tout biais lié à la période récente avec la bomb squad de Chelsea et la résiliation d’un contrat de 310 000 livres par semaine», écrit l’ancien défenseur devenu consultant [web:86].
«Par tous les critères, il reste l’un des meilleurs joueurs anglais de sa génération», poursuit Carragher [web:86]. Il insiste sur l’impact initial de Sterling comme prodige adolescent à Liverpool avant sa maturation sous Guardiola. Dix trophées majeurs, 82 capes, 194 buts, élu joueur de l’année par l’association des journalistes footballistiques en 2019 : le CV impressionne [web:86].
Carragher souligne aussi que Sterling avait déjà accompli plus à 27 ans lors de son départ de City que la plupart des joueurs en une carrière entière [web:86]. Le consultant regrette qu’un tel talent ait été surexploité jeune, compromettant potentiellement sa longévité au plus haut niveau [web:86]. Cette analyse met en lumière un problème récurrent du football moderne où les pépites brûlent parfois trop vite.
Le désastre Chelsea
Le transfert à Chelsea en 2022 pour 47,5 millions de livres semblait logique sur le papier [web:74][web:78]. Retour aux sources londoniennes, nouveau défi, retrouver son meilleur niveau. Mais rien ne s’est déroulé comme prévu. Sterling n’a jamais trouvé ses marques à Stamford Bridge dans un collectif en perpétuelle reconstruction. Les buts se faisaient rares, les performances décevaient.
Le prêt à Arsenal la saison dernière devait relancer la machine [web:78]. Zéro but en championnat avec les Gunners. Le constat était brutal : Sterling ne possédait plus l’explosivité et l’efficacité qui faisaient sa force à City. Le retour à Chelsea cet été s’annonçait compliqué. Enzo Maresca l’a placé dans sa bomb squad, ce groupe de joueurs indésirables poussés vers la sortie [web:73][web:76].
Aucune minute de compétition cette saison avant la résiliation mutuelle de contrat [web:72][web:78]. Une fin humiliante pour un joueur de ce calibre. Chelsea a probablement dû négocier une indemnité de départ conséquente pour mettre fin à un bail initialement valable jusqu’en 2027 [web:72]. Sterling se retrouve libre à 31 ans, situation inhabituelle pour un joueur encore capable d’apporter quelque chose [web:72][web:78].

Vers une fin digne ?
À 31 ans, Sterling doit maintenant trouver un nouveau projet pour terminer sa carrière dignement [web:72][web:78]. Plusieurs clubs pourraient être intéressés par son expérience et son nom. La Premier League reste une option avec des formations de milieu de tableau cherchant de l’expérience [web:78]. Mais son salaire pourrait effrayer beaucoup de prétendants.
L’étranger représente une alternative crédible [web:78]. La Serie A italienne apprécie les joueurs d’expérience en fin de carrière. La Liga espagnole aussi. Ou alors un dernier gros chèque en Arabie Saoudite ou aux États-Unis en MLS. Ces championnats attirent régulièrement les stars en déclin avec des packages salariaux attractifs.
Carragher espère sincèrement que Sterling trouvera un club où finir en beauté [web:86]. «Une fin digne» pour reprendre ses termes. Pas forcément un top club européen, mais un environnement stable où jouer régulièrement et retrouver du plaisir [web:86]. À ce stade de carrière, l’épanouissement personnel compte souvent plus que les trophées ou l’argent. Sterling mérite mieux que cette sortie par la petite porte de Chelsea.








