Date de publication : 21.01.2026
Wolfsburg vient de perdre l’un de ses plus beaux espoirs. Yasin Chebil, 18 ans à peine, latéral gauche prometteur, a dit oui au Werder Brême. Le mercato hivernal réserve toujours des surprises. Celle-ci en fait partie.
Dans les cafés de Tunis comme à Brazzaville, les supporters africains suivent ce dossier de près. Un jeune binational qui franchit un cap dans sa carrière, ça compte. Surtout quand il porte les couleurs tunisiennes au niveau U23.
Qui est vraiment Yasin Chebil ?
29 juillet 2007. C’est la date de naissance de ce colosse d’1,88 mètre qui fait déjà tourner les têtes. Allemand par la naissance, Tunisien par le cœur et les choix sportifs. Voilà le profil de Chebil.
Son histoire ? Elle commence à Wolfsburg, à 11 ans. Depuis, chaque saison l’a vu grimper un échelon. U17, puis U19. Pas de raccourcis, pas de brûlures d’étapes. Juste du travail. Beaucoup de travail. Et maintenant, les sélectionneurs tunisiens l’ont repéré pour les catégories jeunes.
Physiquement, il impressionne. Mais ce n’est pas tout. Sa lecture du jeu, sa maturité tactique… Des qualités qu’on trouve rarement chez un garçon de son âge. Les observateurs allemands ne s’y sont pas trompés. Plusieurs clubs le voulaient. Très fort.
La bataille pour sa signature : intense
Werder Brême seul dans la course ? Pas du tout. Schalke 04 rôdait. St. Pauli aussi. Trois clubs, un seul vainqueur. Comment les Verts et Blancs ont-ils fait la différence ?
Leur réputation. Voilà la clé. Brême, c’est l’école de la patience et de l’efficacité en matière de formation. Le discours tenu à Chebil a été clair : « Ici, les jeunes ne font pas de la figuration. Ils jouent. Ils progressent. Ils percent. »
Et c’est vrai. Cette saison, leur équipe U19 a remporté la Coupe d’Allemagne dans sa catégorie. Plusieurs produits de l’académie ont goûté à la Bundesliga. Des faits, pas des promesses en l’air. Chebil a visiblement apprécié ce pragmatisme.
Le plan bremois : clair et ambitieux
Pas question de griller les étapes. D’abord l’équipe réserve, puis une intégration progressive au groupe pro. C’est la méthode Werder. Elle a fait ses preuves.
Cette approche permet au joueur de respirer, de s’acclimater sans la pression médiatique écrasante de la première division. Tout en gardant l’objectif final bien en vue : la Bundesliga. Un équilibre délicat mais maîtrisé.
Pour le club aussi, c’est gagnant-gagnant. Former, développer, valoriser. Un cycle vertueux qui renforce l’effectif tout en assurant une stabilité financière. Intelligent.
Résonance africaine et fierté tunisienne
Ce transfert, c’est plus qu’une simple signature administrative. Pour les jeunes footballeurs africains qui rêvent d’Europe, Chebil incarne la possibilité. La preuve vivante qu’on peut y arriver.
De Kinshasa à Yaoundé, de Dakar à Bangui, son parcours inspire. Un binational germano-tunisien qui choisit les Aigles de Carthage pour ses sélections jeunes, puis rejoint un monument de la Bundesliga… Ça parle aux gens. Vraiment.
Les supporters tunisiens ne cachent pas leurs espoirs. Le voir un jour en sélection A ? Pourquoi pas. À 18 ans, avec déjà une expérience internationale U23, la trajectoire est tracée. Reste à la suivre, match après match, entraînement après entraînement.
2026 : l’année de vérité
Les prochains mois seront cruciaux. Adaptation au nouveau club, nouvelles méthodes d’entraînement, nouveaux coéquipiers… Rien de spectaculaire sur le papier. Mais c’est là que tout se joue.
Werder Brême n’a pas dépensé de l’énergie et de l’argent pour rien. Ils ont vu en Chebil un futur pilier défensif. Quelqu’un capable de renforcer l’équipe première dans les mois qui viennent. La confiance est là. À lui de la justifier, sur le terrain.
Le chemin sera long. Peut-être semé d’embûches. Mais l’opportunité, elle, est réelle. Et magnifique.









