WAFCON: Noko Matlou salue la hausse historique des primes annoncée par la CAF
La hausse des primes du WAFCON a provoqué une réaction enthousiaste chez Noko Matlou. L’ancienne gloire des Banyana Banyana estime que cette décision marque un tournant pour le football féminin africain, longtemps cantonné à des récompenses dérisoires.
Cette semaine, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a confirmé que la gagnante de la prochaine édition repartira avec 2 millions de dollars, soit environ 33 millions de rands. Le montant attribué à la finaliste grimpe, lui, à 750 000 dollars, contre 500 000 auparavant. Pour Matlou, le signal envoyé est clair: le tournoi gagne en valeur, mais aussi en crédibilité.
WAFCON: un symbole fort pour les joueuses africaines
Avec 174 sélections, Matlou sait mieux que personne ce que représentait la compétition il y a encore quelques années. Elle a rappelé avoir disputé sept ou huit éditions de la Coupe d’Afrique des nations féminine, à une époque où les joueuses évoluaient dans un contexte bien moins favorable.
L’ancienne internationale se réjouit surtout de voir cette période s’éloigner. Selon elle, les femmes n’avaient souvent pour seule motivation que la sélection nationale et la visibilité qu’elle pouvait offrir. La perspective d’une récompense financière solide change aujourd’hui le rapport au tournoi.
Ce changement ne concerne pas seulement le podium final. Les 16 sélections engagées recevront aussi 150 000 dollars de financement de participation, soit une hausse de 20 % par rapport à la dernière édition. Dans un calendrier international souvent serré, cette aide compte autant que le prestige.
WAFCON: la progression de la compétition se lit aussi dans les chiffres
Les chiffres avancés par la CAF donnent la mesure du chemin parcouru. Depuis l’arrivée de l’actuelle direction en 2021, la prime de la vainqueure est passée de 200 000 dollars à 2 millions. Le total des dotations est, lui, passé de 975 000 dollars à 5,8 millions.
La compétition a également changé de format. Le nombre de sélections participantes est passé de huit à seize, preuve d’un intérêt grandissant et d’un élargissement progressif de la base continentale. Cette évolution accompagne la montée en puissance du football féminin en Afrique, encore inégale selon les pays, mais nettement plus visible qu’auparavant.
Dans ce contexte, Matlou voit dans ces annonces un moteur supplémentaire pour les joueuses. Elle estime qu’une récompense plus élevée pousse naturellement les équipes à aller plus loin et à se dépasser. L’enjeu n’est plus seulement sportif: il est aussi symbolique, économique et durable.
WAFCON: Motsepe pousse la CAF vers un nouveau standard
Patrice Motsepe, à la tête de la CAF depuis 2021, a fait de la revalorisation du football féminin un axe fort de son mandat. Les derniers chiffres publiés vont dans ce sens, avec une progression massive des dotations et une volonté affichée d’installer le WAFCON à un niveau supérieur.
Matlou, lauréate du titre de Joueuse africaine de l’année en 2008, estime que cette dynamique redonne de la valeur à des parcours souvent construits dans l’ombre. Pour beaucoup d’internationales, le tournoi n’est plus seulement une vitrine. Il devient aussi une compétition où les performances sont davantage reconnues, y compris financièrement.
Dans les faits, la hausse des primes ne règle pas tout. Mais elle envoie un message fort à tout le continent: le football féminin africain avance, et il avance plus vite qu’avant. Pour une figure comme Matlou, qui a traversé plusieurs époques du WAFCON, cette évolution a tout d’un soulagement autant que d’une victoire collective.


