Slaven Bilic reprend la Croatie après la fin de cycle de Zlatko Dalic
Slaven Bilic effectue son retour à la tête de la Croatie. La Fédération croate a officialisé lundi la nomination de l’ancien défenseur international, choisi pour succéder à Zlatko Dalic, démissionnaire après l’élimination des Croates en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026.
À 57 ans, Bilic retrouve un banc qu’il connaît bien. Il avait déjà dirigé la sélection entre 2006 et 2012. Ce retour n’a rien d’anodin. Il intervient dans un moment charnière pour une nation qui a longtemps su exister parmi les grandes puissances du football mondial, mais qui vient de refermer brutalement son parcours au Mondial.
Le choix de la continuité par la mémoire, plus que par le profil d’un novice, en dit long sur l’intention des dirigeants croates. Dans une période de transition, la fédération a préféré un visage familier, un technicien identifié et un ancien international qui connaît le poids du maillot.
Le retour de Slaven Bilic dans un contexte de reconstruction
La démission de Zlatko Dalic a ouvert une séquence délicate. En poste depuis 2017, le sélectionneur sortant avait installé la Croatie dans une dimension historique. Sous sa conduite, la sélection avait atteint la finale de la Coupe du monde 2018, avant de s’incliner face à la France, puis les demi-finales de l’édition 2022.
Ce bilan donnait à Dalic une place à part dans l’histoire récente du football croate. Pourtant, la sortie prématurée du Mondial 2026 a changé le climat. Dans ce type de sélection habituée aux grands rendez-vous, une élimination dès les seizièmes de finale pèse forcément lourd.
La nomination de Slaven Bilic ressemble donc à une réponse rapide à une rupture sportive et symbolique. La Croatie ne change pas seulement d’entraîneur. Elle cherche aussi à redonner un cap après la fin d’un cycle marqué par des performances majeures sur la scène internationale, y compris sur les compétitions suivies par la FIFA.
Un deuxième mandat pour Slaven Bilic sur le banc croate
Le nom de Slaven Bilic renvoie à une autre époque forte de la sélection. Lors de son premier passage, entre 2006 et 2012, il avait laissé l’image d’un entraîneur capable de porter un groupe ambitieux. Son meilleur repère reste l’Euro 2008, où la Croatie avait atteint les quarts de finale.
Cette expérience compte aujourd’hui. Dans le contexte d’une reprise en main, Bilic n’arrive pas comme un technicien à découvrir. Il connaît l’environnement de la sélection, la pression populaire et les exigences d’un pays qui juge ses résultats à l’échelle des grandes compétitions.
Ancien défenseur aux 44 sélections, il conserve aussi une légitimité naturelle auprès du football croate. Son passé international nourrit son crédit, tandis que son parcours sur les bancs lui donne une profondeur supplémentaire. Après la sélection, il a poursuivi sa carrière d’entraîneur en club, notamment en Angleterre avec West Ham, où il avait aussi joué dans les années 1990.
Après Dalic, la Croatie cherche un nouveau souffle
Le défi de Bilic sera forcément double. Il devra d’abord refermer l’impact psychologique de l’échec au Mondial 2026. Ensuite, il lui faudra relancer une équipe marquée par plusieurs années d’exposition maximale, entre finale mondiale et dernier carré quatre ans plus tard.
La Croatie s’est souvent distinguée par sa capacité à se régénérer sans perdre son identité. Mais cette faculté ne va jamais de soi. Après une période aussi dense sous Dalic, le travail du nouveau sélectionneur consistera à réinstaller de l’élan tout en préservant ce qui a fait la force de cette équipe.
Dans ce cadre, le retour de Bilic peut être lu comme un pari sur la connaissance intime du terrain croate. Ce n’est pas un choix spectaculaire. C’est un choix de confiance. La fédération mise sur un profil capable de rétablir rapidement des repères et de redonner de la cohérence à une sélection secouée par son élimination.
Une nomination qui s’inscrit dans l’histoire récente de la Croatie
Ce retour a aussi une portée symbolique. Bilic appartient à la mémoire forte du football croate, celle des anciens internationaux devenus figures de transmission. Son arrivée reconnecte la sélection à une forme de continuité historique, au moment où le besoin de stabilité se fait sentir.
Le chantier reste néanmoins réel. Succéder à Dalic n’a rien d’une mission simple. Le sélectionneur sortant laisse derrière lui des résultats marquants et une empreinte profonde. Bilic hérite donc d’un banc prestigieux, mais aussi d’une attente élevée.
Dans les prochains mois, chaque décision sera observée. La Croatie n’a pas choisi un homme pour accompagner une transition en douceur seulement. Elle attend un rebond. En rappelant Slaven Bilic, elle a confié son redressement à un visage connu, avec l’espoir qu’un passé solide puisse rouvrir l’avenir.


