McInnes comparé à Klopp, mais les résultats tardent à Ibrox
La comparaison entre Derek McInnes et Jürgen Klopp a pris une nouvelle dimension du côté des Rangers FC, alors que le début de saison reste décevant. Le patron du club, Jim Gillespie, a publiquement défendu le profil de son entraîneur en le présentant comme un technicien porté vers l’avant, agressif dans l’intention et fidèle à un football offensif.
Cette image flatteuse contraste toutefois avec la réalité du terrain. Les Rangers n’ont pas encore trouvé leur rythme en championnat et la pression monte déjà autour d’Ibrox, là où l’arrivée de McInnes devait justement symboliser un retour rapide à la victoire.
Pourquoi les Rangers ont choisi un profil “à la Klopp”
Lors de l’assemblée des actionnaires, Jim Gillespie a expliqué la logique du recrutement. Pour lui, il existe deux grands archétypes de managers: ceux qui s’installent dans la maîtrise et ceux qui imposent un pressing plus direct. Les Rangers voulaient clairement appartenir à la deuxième catégorie.
Dans cette lecture, McInnes correspond au modèle recherché. Le dirigeant a insisté sur l’idée d’une équipe qui attaque de l’avant, crée des occasions et met une forte intensité dans ses matchs. L’objectif était limpide: retrouver une identité marquée, plus agressive, plus verticale, et surtout plus compatible avec les attentes du public.
Ce choix stratégique s’inscrit aussi dans une logique de reconstruction. Les Rangers ont investi sur le mercato et renforcé l’effectif avec plusieurs recrues, preuve que le club voulait donner à son entraîneur des armes immédiates. Mais l’équilibre collectif ne s’est pas encore installé.
McInnes comparé à Klopp, des promesses aux premiers doutes
Sur le papier, la référence à Klopp parle d’elle-même. Elle renvoie à un football intense, au rythme élevé, fondé sur la récupération haute et la projection rapide. Gillespie n’a pas dit autre chose lorsqu’il a décrit McInnes comme un entraîneur “Klopp-style”, c’est-à-dire un coach censé faire jouer son équipe avec du tranchant et de l’ambition.
Le problème, c’est que les débuts ne suivent pas encore ce discours. Après trois journées de Scottish Premiership, les Rangers n’ont toujours pas gagné. Le bilan est maigre, avec un nul et deux défaites, et le retard sur le Celtic atteint déjà cinq points.
Dans un championnat où chaque faux pas se paie comptant, ce démarrage raté pèse lourd. Il ne condamne rien, bien sûr, mais il oblige déjà McInnes à accélérer l’installation de ses principes. Les promesses ne suffisent jamais longtemps quand les points manquent.
Défaite contre Hibernian, mais premier signe encourageant pour Makhanya
Au milieu de ce tableau morose, Olwethu Makhanya a apporté une note plus positive. Pour sa première apparition en Scottish Premiership, le défenseur sud-africain de 22 ans a laissé une impression solide malgré la défaite des siens face à Hibernian.
Arrivé en provenance de Philadelphia Union, Makhanya a disputé l’intégralité de la rencontre. Son match a été salué pour sa rigueur défensive et sa capacité à tenir son rang dans une équipe pourtant en difficulté. C’est un début qui compte, surtout dans un contexte où chaque recrue est attendue presque immédiatement.
Les Rangers se sont inclinés 2-1, encaissant deux buts de plus dans une entame de saison déjà compliquée. Pour McInnes, ce match résume parfaitement l’instant présent: quelques motifs d’espoir, mais trop peu de maîtrise globale pour faire basculer la dynamique.
Un groupe renforcé, mais encore en recherche d’équilibre
Le recrutement massif réalisé cet été devait justement permettre d’éviter ce genre de départ poussif. Neuf nouveaux joueurs ont rejoint l’effectif, et Makhanya fait partie de ce renouvellement. Pourtant, l’addition des profils ne suffit pas encore à produire une équipe cohérente sur la durée.
La marge de progression existe, mais elle devra être rapide. Les supporters des Rangers attendent davantage qu’une intention de jeu ou un discours ambitieux. Ils veulent un signal clair, des résultats, et une équipe capable d’imposer sa loi dès les premières semaines.
Dans ce contexte, la comparaison avec Klopp devient à la fois un compliment et un test. Elle élève McInnes au rang d’entraîneur attendu. Désormais, il lui faut transformer cette étiquette en dynamique réelle, sans quoi les louanges du début de mandat pourraient vite perdre de leur poids.


