Une victoire nette, deux buts sans réponse : les Uganda Cranes ont battu les Chipolopolo zambiens (2-0) lors de leur deuxième match du tournoi Pré-CHAN disputé à Yaoundé, au Cameroun. Vianne Ssekajugo et Steven Mukwala ont été les artisans de ce succès, inscrit à l’Annexe 1 de l’Omnisports de la capitale camerounaise. Après un match nul inaugural face aux Lions Indomptables du Cameroun (1-1), l’équipe ougandaise envoie un signal encourageant à l’approche d’une compétition continentale majeure.
Une dynamique collective qui se construit match après match
Le sélectionneur Jonathan McKinstry ne cache pas sa satisfaction. « Je suis heureux de la façon dont l’équipe a répondu face à la Zambie. Lentement, nous nous préparons bien en vue du tournoi CHAN », a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre. Le mot clé est précisément là : lentement. McKinstry, technicien irlandais qui a pris en main les Cranes, inscrit cette mini-compétition dans une logique de montée en charge progressive, et non dans une recherche de performances immédiates à tout prix.
Ce tournoi Pré-CHAN réunit quatre nations – le Cameroun, l’Ouganda, la Zambie et le Niger – dans l’unique but de peaufiner leur préparation avant l’échéance principale. L’Ouganda affrontera le Niger lors du dernier match de ce tournoi préparatoire, jeudi prochain. Chaque rencontre représente une opportunité d’affiner les automatismes, de tester des combinaisons tactiques et d’évaluer la forme physique des joueurs retenus. Pour ceux qui souhaitent parier sur les prochaines rencontres, consultez notre pronostic dédié.
Le CHAN, une compétition à part entière dans le paysage africain
Le Championnat d’Afrique des Nations, plus connu sous l’acronyme CHAN, occupe une place singulière dans le football africain. À la différence de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), qui accueille les meilleurs joueurs du continent quelle que soit leur club d’appartenance, le CHAN est exclusivement réservé aux footballeurs évoluant dans le championnat national de leur pays. Cette règle en fait un révélateur fidèle du niveau des ligues domestiques africaines, souvent éclipsées par l’attrait des championnats européens.
L’édition 2021 de la compétition, organisée au Cameroun, verra s’affronter seize sélections du 16 janvier au 7 février. Le Maroc, tenant du titre, arrive en favori. La compétition aurait initialement dû se tenir en avril 2020, mais la pandémie de Covid-19 a contraint les instances à reporter l’événement, bouleversant les cycles de préparation de l’ensemble des participants. Pour parier en toute sécurité sur le CHAN, découvrez les meilleurs bookmakers africains.
L’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie portent les couleurs de la Cécafa
Pour cette édition, c’est la Cécafa – le Conseil des associations de football d’Afrique centrale et orientale – qui délègue trois représentants : l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie. Cette zone géographique, historiquement moins exposée sur la scène continentale que les blocs nord-africain ou ouest-africain, cherche à s’affirmer davantage à travers ce type de compétition. Le CHAN constitue précisément l’une des rares vitrines où les joueurs locaux, souvent anonymes aux yeux du grand public international, peuvent démontrer leur valeur.
Pour les Cranes, chaque minute passée sur la pelouse de Yaoundé dans ce contexte compétitif – même préparatoire – a une valeur réelle. Construire des certitudes collectives, installer une identité de jeu reconnaissable, gérer les efforts physiques dans un contexte de calendrier condensé : autant de défis que McKinstry et son staff s’emploient à relever avant le coup d’envoi officiel du tournoi. La victoire face à la Zambie ne fait que renforcer la conviction que l’équipe avance dans le bon sens. À lire aussi : La RDC bondit au classement FIFA après sa campagne mondiale.



