Leandro Paredes menacé de lourdes sanctions après la fin de match houleuse
Leandro Paredes se retrouve au cœur d’une affaire disciplinaire qui pourrait coûter cher à l’Argentine. Après la finale perdue face à l’Espagne, la FIFA a ouvert une enquête sur les incidents survenus au coup de sifflet final, avec des images qui montrent une échauffourée d’une rare violence.
Le milieu de terrain de Boca Juniors risque une suspension significative si son comportement est qualifié d’agression préméditée. Le dossier est désormais entre les mains de la commission de discipline, qui examine le rapport de l’arbitre et les images vidéo en haute définition.
Une altercation partie d’un premier coup de Nahuel Molina
La tension est montée d’un cran lorsque Nahuel Molina a frappé Rodri Hernández alors que le joueur de Manchester City célébrait le titre. Ce geste a mis le feu aux poudres et déclenché une mêlée entre les deux camps, dans un climat déjà électrique.
Lionel Scaloni a même dû intervenir pour tenter de calmer ses joueurs. La scène a rapidement débordé du cadre habituel d’un simple accrochage de fin de rencontre, transformant le terrain en zone de tensions incontrôlées.
Leandro Paredes au centre de l’enquête disciplinaire
Leandro Paredes a été l’un des visages les plus visibles de ce chaos. Le milieu argentin a semblé s’en prendre à Eric Garcia, avant de se tourner vers Gavi, qu’il a bousculé et fait tomber au sol.
L’arbitre Slavko Vincic a fini par l’exclure après la rencontre. Dans le cadre du règlement disciplinaire de la FIFA, une telle faute peut entraîner au minimum trois matches de suspension pour conduite violente, et davantage si les faits sont jugés graves.
Le point clé du dossier tient dans l’interprétation des images. Si la commission estime que le geste relève d’une violence intentionnelle et non d’une simple perte de contrôle, la sanction pourrait s’étendre sur plusieurs matches internationaux.
Une suspension qui pèserait sur les prochains matches de l’Argentine
Le cas Paredes ne concerne pas seulement la réputation du joueur. Toute suspension prononcée devra être purgée lors des prochaines rencontres officielles de l’Argentine, ce qui peut peser sur la suite du calendrier international.
À 32 ans, le milieu vit sans doute l’un des épisodes les plus délicats de sa carrière en sélection. Champion du monde à Qatar 2022, il reste une figure respectée à La Bombonera, mais son tempérament lui joue encore des tours au plus mauvais moment.
La FIFA élargit son enquête à tout le banc argentin
Paredes n’est pas le seul dans le viseur. La FIFA a également ouvert une investigation plus large sur le comportement de l’ensemble du camp argentin pendant et après la cérémonie du trophée.
Le staff technique pourrait aussi être concerné. Des images montrent notamment Fabioán Ayala, adjoint de Lionel Scaloni, dans des gestes qui pourraient lui valoir une sanction, après des contacts avec Dani Olmo et Eric Garcia.
La fédération mondiale examine enfin l’action initiale de Nahuel Molina, considérée par beaucoup comme l’élément déclencheur de l’incident. L’enjeu, pour la FIFA, est de déterminer si ces gestes relèvent d’un emballement général ou d’actes délibérés.
Une image écornée pour l’Albiceleste
Cette affaire vient alourdir un climat déjà chargé autour de l’Argentine. Le groupe avait déjà été observé de près après certaines célébrations lors du parcours vers les demi-finales, notamment après la victoire contre l’Angleterre et une banderole liée aux îles Malouines.
Dans ce contexte, la FIFA pourrait se montrer particulièrement ferme. La finale de New Jersey laisse donc derrière elle bien plus qu’une déception sportive: elle expose l’Albiceleste à une série de sanctions qui pourraient marquer durablement son image.


