L’Allemagne veut reconquérir le monde en 2026 après deux éliminations humiliantes


Deux sorties prématurées en phase de groupes – en 2018 en Russie, puis en 2022 au Qatar – ont profondément ébranlé la Mannschaft, autrefois synonyme de rigueur et de régularité en Coupe du monde. Pour la première fois depuis des décennies, l’Allemagne aborde une édition du tournoi planétaire non pas en favorite tranquille, mais en nation qui a tout à prouver. La Coupe du monde 2026, disputée pour la première fois à 48 équipes sur trois pays hôtes – États-Unis, Canada et Mexique – lui offre cette occasion.

Une chute historique, une reconstruction nécessaire

Quatre titres mondiaux, le dernier remportant au Brésil en 2014 : la Mannschaft reste la deuxième nation la plus titrée de l’histoire de la Coupe du monde, à un seul trophée du record brésilien. Mais le déclin entamé depuis cette victoire brésilienne a été brutal. En 2018, championne du monde en titre, l’Allemagne s’incline face à la Corée du Sud et à son groupe, rentrant chez elle dès le premier tour – un choc que le football allemand n’avait pas connu depuis 1938. Quatre ans plus tard, le scénario se répète au Qatar malgré des performances individuelles prometteuses.

Ces deux échecs ont déclenché une remise en question structurelle au sein de la Fédération allemande de football. La philosophie de jeu, les méthodes de formation, la sélection des cadres : rien n’a été épargné par l’analyse critique. La reconstruction est en cours, et le Championnat d’Europe 2024 – organisé à domicile – a semblé marquer un début de renouveau avant une élimination en quart de finale contre l’Espagne. Le chemin vers le sommet reste long, mais la direction est lisible.

Le groupe E : un test sévère dès l’entrée en lice

Si l’Allemagne figure parmi les prétendants sérieux, sa poule au premier tour ne laisse guère de place à l’improvisation. Versée dans le groupe E aux côtés de l’Équateur et de la Côte d’Ivoire, elle affrontera également Curaçao, la plus modeste des quatre équipes. Sur le papier, ce groupe est équilibré dans sa partie haute, avec deux sélections africaine et sud-américaine d’expérience, et une outsider caribéenne qui fait ses débuts dans ce format élargi.

Le match entre l’Allemagne et Curaçao représente, au moins sur le papier, l’opposition la plus déséquilibrée du groupe. Curaçao, île néerlandaise des Caraïbes, compte parmi les équipes les moins expérimentées de cette édition. Sa présence à la Coupe du monde témoigne cependant de l’élargissement voulu par la FIFA, qui a porté le nombre de participants de 32 à 48 précisément pour ouvrir le tournoi à des nations jusqu’ici exclues de la scène mondiale.

Dick Advocaat, 78 ans : le doyen des entraîneurs en Coupe du monde

Le sélectionneur de Curaçao, le Néerlandais Dick Advocaat, est une figure bien connue du football européen. Ancien entraîneur de grandes équipes de club et sélectionneur de plusieurs nations, il assume à 78 ans ce qui sera vraisemblablement son dernier défi sur la scène internationale. Il devient ainsi le coach le plus âgé de toute l’histoire de la Coupe du monde. Sa mission avec Curaçao est moins de rivaliser avec les cadors que de gérer l’exposition, de limiter les dégâts face aux équipes supérieures et, si possible, de créer la surprise contre un adversaire de taille comparable.

Pour les joueurs de Curaçao, beaucoup formés aux Pays-Bas en raison des liens historiques entre les deux pays, cette Coupe du monde représente une vitrine sans précédent. Figurer dans le même groupe que l’Allemagne n’est pas une malchance pure : c’est aussi l’occasion d’une confrontation qui restera dans les mémoires, quelle qu’en soit l’issue. À ce sujet, le duel inédit entre l’Allemagne et Curaçao fait déjà parler dans l’actualité.

Un tournoi à 48 équipes : opportunité ou dilution ?

L’élargissement du format à 48 sélections relance un débat structurel dans le monde du football. D’un côté, des nations comme Curaçao accèdent enfin à une scène qu’elles ne pouvaient qu’observer de loin. De l’autre, certains observateurs estiment que les écarts de niveau entre les meilleures équipes et les plus modestes risquent de produire des matches sans enjeu compétitif réel.

Pour l’Allemagne, ce nouveau format n’est ni une garantie ni un avantage. Il lui impose une phase de groupes potentiellement plus longue, avec trois adversaires à préparer soigneusement au lieu de deux, et une pression médiatique décuplée à chaque rencontre. Après deux éditions cauchemardesque, la Mannschaft sait que plus aucun match n’est acquis – même face aux équipes les moins bien classées. C’est peut-être là la leçon la plus précieuse tirée des désillusions russes et qataries. Pour parier sur la compétition, consultez notre sélection de bookmakers fiables et adaptés au marché africain.

auteur

Clémentine Adjoua

Clémentine Adjoua — Rédactrice football & comparatifs bookmakers Clémentine Adjoua a grandi à Yamoussoukro. Après des études en communication à l'INPHB, elle entre dans la presse sportive digitale en 2020 en couvrant le football féminin ivoirien et les compétitions jeunes…

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