Cinquante-deux ans après sa seule apparition en Coupe du monde, sous le nom de Zaïre en 1974, la République Démocratique du Congo a officialisé lundi 18 mai sa liste de 26 joueurs pour le Mondial 2026. Le sélectionneur français Sébastien Desabre a dévoilé un groupe mêlant expérience européenne et talents formés localement, chargé d’écrire l’un des retours les plus marquants de la compétition.
Un parcours qualificatif marqué par le suspense
La qualification congolaise ne doit rien au hasard. Repêchée pour le tour de barrage africain, la sélection a d’abord écarté le Cameroun en demi-finale sur le score étroit de 1 à 0, avant d’affronter le Nigeria en finale. Le match nul 1-1 au terme du temps réglementaire a débouché sur une séance de tirs au but à couper le souffle, remportée 4 à 3 par les Léopards. Ce format de repêchage, introduit pour cette édition élargie à 48 équipes, offre une seconde chance aux nations africaines les mieux classées n’ayant pas décroché leur billet directement lors des éliminatoires continentales – un dispositif qui a permis à la RDC de transformer une désillusion initiale en qualification historique. Pour suivre l’évolution des autres sélections africaines, consultez notre pronostic Nouvelle-Zélande Égypte Mondial 2026.
Une ossature construite entre l’Europe et l’Afrique
La liste retenue par Desabre reflète la profondeur du réservoir congolais évoluant à l’étranger. Le défenseur Aaron Wan-Bissaka, passé par Manchester United, apporte une solidité défensive rompue au plus haut niveau anglais. Au milieu, Gael Kakuta et Theo Bongonda incarnent la créativité, tandis que Cédric Bakambu et Yoane Wissa, tous deux habitués des championnats européens, porteront l’essentiel du poids offensif. Sur les 26 noms retenus, la répartition – trois gardiens, treize défenseurs, neuf milieux et cinq attaquants – traduit une philosophie prudente, privilégiant la solidité collective face à des adversaires du Groupe K nettement mieux classés au niveau mondial.
Un groupe redoutable et un calendrier resserré
Le tirage au sort a placé la RD Congo dans une poule relevée, aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan. L’entrée en matière se fera le 17 juin à Houston face aux Portugais, l’un des favoris du tournoi. Les Léopards affronteront ensuite la Colombie le 23 juin à Akron, avant de clore la phase de groupes contre l’Ouzbékistan le 27 juin à Atlanta. Ce calendrier, disputé sur trois villes différentes en dix jours à peine, impose une gestion physique rigoureuse, un défi classique pour les sélections africaines confrontées aux exigences logistiques des Coupes du monde organisées en Amérique du Nord. Pour parier sur la compétition, découvrez les meilleurs bookmakers du moment.
Une portée qui dépasse le terrain
Au-delà de la performance sportive, ce retour en Coupe du monde résonne comme un symbole pour tout un pays. La dernière participation, en 1974, appartenait à une autre époque géopolitique et footballistique, avant même la généralisation des transferts massifs de joueurs africains vers l’Europe. Cette nouvelle génération, formée dans les centres de formation du continent puis aguerrie dans les grands championnats, illustre la manière dont le football congolais a su transformer l’exil de ses talents en force collective. Reste à savoir si cette liste, bâtie sur l’équilibre entre expérience et audace, suffira à faire vivre à la RDC un été 2026 à la hauteur de l’attente. À lire aussi : L’Espagne sacrée championne du monde s’installe en tête du classement FIFA.


