La Coupe du monde 2026 promet des centaines de milliards de pesos aux bars et restaurants colombiens


Six cent cinquante-six milliards de pesos colombiens : c’est le surcroît de revenus que pourrait engranger le secteur de la restauration et des bars en Colombie pendant les cinq semaines du Mondial 2026, selon les projections d’Asobares, l’association nationale du secteur. Entre le 11 juin et le 19 juillet, la compétition organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique ne se vivra pas seulement devant un écran : elle se consommera, au sens littéral, dans des milliers d’établissements à travers le pays.

Un effet de foule qui se traduit en chiffres d’affaires

Asobares estime que les ventes du secteur progresseraient en moyenne de 23,5 % sur la période de compétition. Ce bond s’expliquerait par la convergence de plusieurs dynamiques : afflux massif de clients venus regarder les matchs en groupe, multiplication des réservations collectives, hausse du ticket moyen liée aux formules promotionnelles, et allongement des durées de présence dans les établissements. Les cafés, restaurants, gastrobars, discothèques et autres lieux de vie nocturne entrent dans cette projection, qui repose sur les données de la Division 56 du DANE, l’organisme national de statistique colombien, qui regroupe l’ensemble des activités de restauration, de débit de boissons et de traiteur.

La répartition mensuelle de cet impact est révélatrice du rythme même d’une Coupe du monde. Juin concentrerait 63,2 % des retombées attendues, soit environ 415 milliards de pesos : c’est la phase de groupes, la plus dense en matchs, celle qui génère le plus de soirées simultanées et de rassemblements spontanés. Juillet, dominé par les huitièmes de finale jusqu’à la grande finale, apporterait les 241 milliards restants, portés par une intensité émotionnelle croissante qui, historiquement, fait grimper les consommations par soirée.

Pour situer l’ampleur de cette projection, Asobares la compare au système de transport TransMilenio, artère principale de Bogotá : les 656 milliards de pesos correspondraient à environ 33 jours de recettes de ce réseau. Autrement dit, en un peu plus de cinq semaines de football, les établissements de restauration pourraient drainer l’équivalent d’un mois entier de fonctionnement financier du premier système de transport de la capitale. Pour ceux qui souhaitent parier sur les matchs de la Coupe du monde, consultez la liste des meilleurs bookmakers pour maximiser vos chances.

Trente mille emplois temporaires et une logistique à anticiper

L’autre dimension de cet impact est sociale. Le gremio prévoit jusqu’à 30 000 emplois temporaires créés pendant la durée du tournoi, principalement dans les métiers opérationnels : cuisine, service en salle, gestion des bars, logistique et sécurité. Ces contrats à durée déterminée, concentrés dans les villes disposant d’une offre de divertissement nocturne développée, représentent une opportunité réelle pour un marché du travail informel et saisonnier qui structure une partie de l’économie urbaine colombienne.

Pour Camilo Ospina Guzmán, président d’Asobares, la capacité des établissements à transformer l’enthousiasme autour des matchs en expériences mémorables pour les consommateurs sera déterminante. Le défi n’est pas seulement technique – installer des écrans géants, renouveler les équipements audiovisuels – mais aussi commercial : gestion des stocks, réservations anticipées, partenariats avec des fournisseurs de boissons et d’alimentation, formation accélérée du personnel temporaire. L’association a d’ailleurs appelé les professionnels du secteur à planifier ces aspects dès maintenant, sans attendre le coup d’envoi. Pour suivre l’évolution des rencontres et affiner vos analyses, n’hésitez pas à consulter notre pronostic Maroc Norvège pour le Mondial 2026.

Le football comme levier structurel pour la restauration

Les grandes compétitions sportives internationales ont, depuis plusieurs décennies, prouvé leur capacité à générer des pics de consommation dans la restauration et le divertissement bien au-delà des seules villes hôtes. En 2018, lors du Mondial en Russie, les diffuseurs européens avaient observé des hausses significatives de fréquentation dans les bars lors des demi-finales et de la finale. En 2022, malgré le décalage horaire imposé par le Qatar, les établissements de nombreux pays d’Amérique latine avaient adapté leurs horaires d’ouverture pour capter un public matinal ou nocturne selon les fuseaux. La Colombie, dont l’équipe nationale n’est pas encore qualifiée pour le tournoi, mise néanmoins sur un effet de solidarité footballistique régionale et sur l’attrait universel des phases finales pour soutenir la fréquentation jusqu’au bout de la compétition.

Le calendrier joue en faveur du secteur : les week-ends de juin – les samedis 13, 20 et 27 juin figurent parmi les journées au plus fort potentiel selon Asobares – combinent une forte densité de matchs avec les créneaux horaires qui favorisent naturellement la sortie en groupe. C’est la mécanique classique du football populaire : un soir de match, on ne regarde pas seul. On sort. Pour en savoir plus sur l’actualité du Mondial, découvrez comment la FIFA transforme la revente de billets du Mondial 2026 en source de revenus supplémentaires.

Marco Bamba
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Marco Bamba

Marco Bamba — Analyste paris sportifs Originaire de Dakar, Marco Bamba a commencé à s'intéresser aux paris sportifs en 2017, alors qu'il travaillait comme rédacteur web pour un portail d'actualités sportives sénégalais. Ce qui était au départ une curiosité personnelle…

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