La CAN féminine 2026 bascule sur deux erreurs d’Aramatou Diakité
La CAN féminine 2026 a vu l’Algérie renverser la Côte d’Ivoire grâce à deux erreurs d’Aramatou Diakité, ce samedi à Casablanca. Menées par des Ivoiriennes longtemps plus tranchantes, les Fennecs ont saisi leur chance au moment décisif pour s’imposer 2-1 et décrocher une qualification historique.
Le scénario a longtemps semblé favorable aux Éléphantes. Pourtant, en l’espace de quelques minutes, la rencontre a changé de visage et offert à l’Algérie un succès aussi précieux que symbolique. Ce quart de finale restera surtout comme celui d’un match qui a échappé à la Côte d’Ivoire à cause de deux gestes mal maîtrisés dans sa surface.
Deux frappes, deux relances ratées, et un quart de finale renversé
À l’heure de jeu, la Côte d’Ivoire menait encore 1-0, malgré une infériorité numérique déjà lourde à porter. C’est là qu’Inès Khiri, entrée à la pause, a envoyé un centre-tir depuis le côté droit. Le ballon paraissait anodin, mais Aramatou Diakité a complètement mal lu sa trajectoire et a manqué son intervention. La balle a terminé sa course au fond des filets pour le but égalisateur de l’Algérie.
Le second coup est arrivé six minutes plus tard. Alors que Rebecca Elloh venait de manquer l’occasion du 2-1 sur un penalty repoussé par le poteau, Amira Ould Braham a tenté sa chance de loin. Son tir à rebond, frappé des 30 mètres, a une nouvelle fois piégé la gardienne ivoirienne. Diakité a encore été surprise par la trajectoire et l’Algérie a pris l’avantage pour de bon.
Le contraste est brutal, d’autant que la Côte d’Ivoire avait jusque-là mieux maîtrisé son sujet. Sur l’ensemble du match, ces deux séquences ont tout changé. Dans une rencontre à élimination directe, la moindre approximation pèse lourd.
La Côte d’Ivoire dominait, mais a perdu le fil au pire moment
Avant ce basculement, les joueuses de Reynald Pedros avaient montré davantage de maîtrise dans le jeu. Elles avaient même ouvert le score par Ines Konan après un but d’abord refusé par la VAR. Le contenu laissait entrevoir un quart de finale plus serein, même si l’expulsion de N’Sira Ouédraogo avant la mi-temps a changé l’équilibre du match.
Cette exclusion, pour un pied haut dans le visage de la gardienne algérienne Chloé N’Gazi, a compliqué la tâche des Ivoiriennes. Jouer en infériorité numérique face à une équipe déterminée a ouvert la porte à un scénario plus instable. La Côte d’Ivoire a continué à produire du jeu, mais elle n’a pas su convertir ses temps forts.
Les chiffres renforcent encore ce sentiment de frustration. Avec 1,67 expected goal contre 0,23 pour l’Algérie et trois grosses occasions à zéro, les Éléphantes semblaient avoir fait le plus dur. Mais dans les matches couperets, la supériorité statistique ne protège de rien quand la concentration vacille.
L’Algérie en demi-finale de la CAN féminine 2026 et déjà tournée vers le Mondial
Pour l’Algérie, ce succès a une portée immense. Les Fennecs dames se qualifient pour la première fois de leur histoire à une Coupe du monde féminine. Elles seront au Brésil en 2027, une étape majeure pour une sélection qui continue de franchir des caps.
Avant ce rendez-vous planétaire, les Algériennes disputeront une demi-finale inédite de la CAN féminine mercredi. Leur adversaire sera le vainqueur de Malawi-Ghana, programmé dimanche. Cette demi-finale aura une valeur particulière, car elle prolongera l’élan d’un groupe désormais sûr de participer au grand rendez-vous mondial.
La qualification passe aussi par une dynamique mentale forte. L’Algérie a su rester dans son match malgré une première période compliquée et a puni les erreurs adverses sans trembler. Dans un tournoi où la marge est souvent minime, cette lucidité peut peser très lourd.
Une immense déception pour les Éléphantes
La Côte d’Ivoire, elle, quitte la compétition avec beaucoup de regrets. L’équipe devra se contenter des play-offs pour espérer accrocher une place en barrages intercontinentaux vers la Coupe du monde féminine 2027. Le rendez-vous n’est donc pas encore totalement manqué, mais la désillusion est réelle après un match longtemps sous contrôle.
Ce quart de finale laissera un goût amer, d’abord parce que le contenu n’a pas été récompensé, ensuite parce que l’issue s’est jouée sur des erreurs inhabituelles à ce niveau. Le football féminin progresse dans tous les domaines, y compris au poste de gardien, mais cette rencontre rappelle qu’un détail peut toujours faire basculer une campagne entière.
À Casablanca, l’Algérie a saisi l’occasion. La Côte d’Ivoire, elle, a vu le match lui échapper au moment où elle pensait encore tenir sa qualification.
Pour la suite du tournoi, les Fennecs avanceront avec un double objectif: poursuivre leur parcours en CAF et confirmer que leur première qualification mondiale n’a rien d’un accident.


