Le Mondial 2026 frappe déjà fort : la République démocratique du Congo a tenu en échec le Portugal de Cristiano Ronaldo sur le score de 1-1, signant l’une des premières grandes surprises de la compétition. Yoane Wissa, l’attaquant de Newcastle, a inscrit le premier but de l’histoire du football congolais en Coupe du monde – une égalisation en fin de première mi-temps qui a privé les Lusitaniens d’une victoire qu’ils avaient semblé tenir en main après l’ouverture du score rapide de João Neves à la sixième minute. Le tout dans un tournoi qui, dès ses premiers jours, refuse de livrer les certitudes que beaucoup attendaient. Pour vos analyses et paris, consultez notre pronostic Allemagne Curaçao.
Un Portugal sans conviction, Ronaldo en retrait
Roberto Martínez avait mis en place une équipe censée dominer sans discussion. La réalité du terrain a été tout autre. Après l’avance prise en six minutes, les Portugais ont progressivement perdu le fil du match, incapables d’étouffer une équipe congolaise organisée et courageuse. Ronaldo, sur qui reposaient tant d’espoirs, a lui aussi déçu dans le second acte, ne parvenant pas à peser sur la défense adverse avec son autorité habituelle.
Ce résultat rappelle une vérité que le football écrit régulièrement : le statut de favori n’est pas une garantie, surtout lors d’un premier match de groupe où la pression est maximale et les jambes encore lourdes. La RD Congo, qui dispute là sa première Coupe du monde dans cette édition à 48 équipes, n’est pas venue en Amérique du Nord pour faire de la figuration. Pour maximiser vos chances lors de vos paris sportifs, découvrez les meilleurs bookmakers du moment.
Une phase de groupes jalonnée de coups de théâtre
Le Portugal-RD Congo n’est que la partie visible d’un iceberg de surprises. L’Espagne, championne d’Europe en titre, n’a pas réussi à briser la résistance du Cap-Vert et son gardien quadragénaire Vozinha dans un 0-0 frustrant. La Suisse, avec 25 tirs au but, a laissé filer un point précieux face au Qatar, qui a arraché le nul en toute fin de match sur une déviation involontaire. L’Égypte a tenu la Belgique en échec, l’Iran a deux fois rejoint la Nouvelle-Zélande au score – la liste des résultats inattendus s’allonge à une vitesse qui interroge la hiérarchie supposée de ce Mondial.
À l’inverse, certains ont confirmé leur rang avec éclat. L’Allemagne a écrasé les débutants de Curaçao 7-1, malgré un égalisateur momentané qui avait fait sourire. Les États-Unis de Pochettino ont dominé le Paraguay avec une aisance qui tranche avec l’image d’équipe en construction qu’on leur prêtait encore récemment. L’Australie, de son côté, a disposé d’une Turquie pourtant bien armée offensivement.
Messi rejoint Klose, Mbappé accélère : la bataille des légendes est lancée
Pendant que les équipes s’observent et que les favoris trébutchent, les individualités écrivent leur propre récit. Lionel Messi a signé un triplé contre l’Algérie le 16 juin, portant son total à égalité avec l’Allemand Miroslav Klose au sommet du classement des buteurs de l’histoire des Coupes du monde. Un record qui semblait intouchable pendant des années se retrouve désormais à portée de l’Argentin, champion du monde en titre avec sa sélection.
La réponse de Kylian Mbappé ne s’est pas fait attendre. Le Français avait auparavant inscrit un doublé contre le Sénégal, dont un but de grande classe depuis l’extérieur de la surface, et se rapproche lui aussi du record absolu. Entre Messi qui défend son titre et Mbappé qui cherche à inscrire son nom dans le panthéon, le tournoi offre déjà le duel narratif dont il avait besoin. Erling Haaland, lui, n’a pas voulu rester en dehors de la conversation : deux buts pour sa première en phase finale, lors d’une victoire convaincante de la Norvège contre l’Irak.
Un format inédit qui redistribue les cartes
Cette édition à 48 équipes, la première de l’histoire, change structurellement la donne. L’élargissement du tableau permet à des nations comme la RD Congo, le Cap-Vert ou Curaçao de fouler pour la première fois les pelouses d’un Mondial. Et ces équipes ne viennent pas seulement participer – elles perturbent. Le but de Wissa restera gravé dans la mémoire collective congolaise ; le 0-0 capverdien face à l’Espagne, dans la mémoire des puristes.
Ce premier tour confirme qu’avec un effectif élargi et des poules à trois équipes, chaque point compte davantage encore, et les gros peuvent moins se permettre de relâcher leur vigilance. Le Portugal en a fait l’amère expérience dès le premier jour. Le message est adressé à tout le monde : en 2026, rien n’est acquis. À lire aussi : Portugal contre RD Congo : un choc de générations au Mondial 2026.