Sept à un. Le score affiché au terme du premier match du Groupe E ne laisse aucune place à l’ambiguïté : l’Allemagne a ouvert sa Coupe du Monde avec une démonstration de force contre Curaçao, dimanche à Dallas. Mais au-delà de la correction infligée, la journée réserve encore deux chocs attendus – Pays-Bas contre Japon en fin d’après-midi, puis Côte d’Ivoire face à l’Équateur en soirée – qui promettent de dessiner plus précisément la physionomie du tournoi.
L’Allemagne frappe fort, Curaçao entre dans l’histoire
Julian Nagelsmann ne retiendra sans doute pas la première heure de jeu comme un modèle tactique. L’Allemagne a été accrochée à 1-1 en première période, le temps d’un moment de flottement qui a suffi à rappeler que rien n’est jamais acquis d’avance sur la scène mondiale, même face à un adversaire disputant sa toute première Coupe du Monde. Felix Nmecha avait ouvert le score pour la Mannschaft, avant que Livano Comenencia n’égalise pour Curaçao – un but qui restera gravé dans la mémoire collective d’une île de moins de deux cent mille habitants.
Car c’est là l’autre récit de cette rencontre. Curaçao est la nation la plus petite, en termes de population, à avoir jamais décroché sa qualification pour une Coupe du Monde masculine. Marquer contre une équipe quadruple championne du monde, lors de son baptême du feu dans la compétition, relève d’une forme d’exploit que le score final ne saurait effacer. Nico Schlotterbeck, sur coup de pied arrêté, puis Kai Havertz sur penalty avaient rétabli l’écart avant la pause. Jamal Musiala, de retour sur le sol américain un an après une grave blessure contractée lors de la Coupe du Monde des Clubs, a signé le quatrième but dès la reprise. L’addition s’est ensuite alourdie sans merci.
Pour Curaçao, la suite du Groupe E s’annonce redoutable : l’Équateur et la Côte d’Ivoire les attendent, deux sélections bien armées pour viser la qualification. Pour l’Allemagne, ces trois points quasi assurés constituent une première réponse à deux campagnes mondiales décevantes. La sélection n’avait pas franchi le premier tour en 2018, et avait trébuché en huitièmes en 2022. La pression de la délivrance est désormais allégée, au moins pour une journée. Découvrez aussi comment Curaçao marque l’histoire en inscrivant son premier but contre l’Allemagne.
Pays-Bas contre Japon : un choc de styles aux enjeux immédiats
À 16 heures, heure de l’Est, c’est la rencontre la plus attendue du jour qui s’ouvre à Dallas. Les Pays-Bas, équipe expérimentée portée par une génération de joueurs évoluant dans les meilleurs clubs européens, affrontent un Japon qui a démontré lors des deux dernières Coupes du Monde sa capacité à renverser les hiérarchies établies. Les Japonais ont battu l’Allemagne et l’Espagne lors du Mondial 2022 au Qatar, inscrivant leurs noms dans la liste des équipes capables de produire des résultats qui font taire les pronostics.
Le choc oppose deux philosophies. Le football néerlandais, héritier d’une tradition de jeu positionnel et technique forgée depuis les années 1970, contre une sélection japonaise dont la montée en puissance repose sur une professionnalisation profonde du football domestique et sur un vivier de joueurs désormais aguerris aux championnats européens. L’issue de cette rencontre pèsera lourd dans l’équilibre du groupe et dans les ambitions respectives des deux nations pour la suite.
Le programme du soir : Côte d’Ivoire, Suède et la richesse du plateau
La soirée ne s’arrête pas là. À 19 heures à Philadelphie, la Côte d’Ivoire défie l’Équateur dans un match du Groupe E qui vient compléter le tableau ouvert par Allemagne-Curaçao. Les Ivoiriens, emmenés par une génération talentueuse, chercheront à confirmer leur statut de favoris relatifs face à une équipe équatorienne solide et difficile à manœuvrer sur le plan physique.
En clôture de journée, à 22 heures depuis Monterrey, la Suède et la Tunisie se retrouvent pour ouvrir leur campagne respective. Ces deux rencontres nocturnes offriront une vision plus complète de l’état de la compétition et, pour les équipes encore sans résultat, la pression de commencer du bon pied est entière.
La Coupe du Monde 2026, première édition à quarante-huit sélections co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, tient toutes ses promesses d’intensité dès ses premières heures. Les histoires se multiplient, les hiérarchies se confirment ou se bouleversent, et le calendrier chargé de cette phase de groupes élargie ne laisse aucune marge à l’erreur prolongée. Pour les équipes en lice, chaque journée compte double. Pour parier sur la compétition, consultez notre sélection de bookmakers partenaires.