Bekhaled titulaire avec l’Algérie pour défier la Côte d’Ivoire
Sofia Bekhaled s’apprête à vivre un moment charnière de sa CAF CAN 2026. L’attaquante d’OL Lyonnes va débuter, samedi soir à Casablanca, le quart de finale face à la Côte d’Ivoire. Pour la première fois dans ce tournoi, elle figure dans le onze de départ algérien.
Cette titularisation n’a rien d’anecdotique. Elle intervient dans un contexte particulier, marqué par la blessure de Sofia Guellati lors du dernier match de poule. Sortie très tôt, dès la 7e minute, la joueuse a laissé un vide que Bekhaled a commencé à combler dans l’urgence. Cette fois, le sélectionneur lui confie un rôle plus large, et surtout plus exposé.
Une opportunité née de la blessure de Guellati
Jusqu’ici, la Lyonnaise avait surtout eu droit à des séquences courtes. Son entrée rapide lors du troisième match de groupe avait permis d’entrevoir sa capacité à peser dans un temps limité. Mais une titularisation change forcément la donne. Le cadre, le rythme et les responsabilités ne sont plus les mêmes.
L’absence prolongée de l’ancienne joueuse du RC Lens oblige le staff à réorganiser l’attaque. Dans ce type de rendez-vous, chaque détail compte, et la confiance accordée à Bekhaled traduit aussi une certaine logique sportive. L’Algérie a besoin de jambes, de profondeur et d’une joueuse capable de faire vivre le ballon plus haut sur le terrain.
Pour Bekhaled, le défi est double. Il faut d’abord répondre présent dans un match à élimination directe. Il faut ensuite transformer une opportunité née d’un coup du sort en vraie prise de responsabilité. Les quarts de finale servent souvent à cela: révéler des joueuses qui n’avaient jusque-là qu’un rôle d’appoint.
Algérie – Côte d’Ivoire: un quart de finale sous tension
Le décor est posé. À 19h, les Vertes affrontent une sélection ivoirienne qui a parfaitement traversé la phase de groupes. Invaincue, la Côte d’Ivoire a terminé en tête de sa poule avec deux victoires et un nul. Le match s’annonce donc serré, avec une vraie différence d’expérience dans la gestion des grands rendez-vous.
Pour l’Algérie, le scénario est clair: il faudra résister à une équipe solide, bien installée dans son tournoi, puis trouver les espaces au bon moment. Dans ce genre de rencontre, la discipline collective compte autant que l’inspiration individuelle. Les joueuses de Farid Benstiti devront rester concentrées d’un bout à l’autre, surtout face à un adversaire qui n’a encore concédé aucune défaite.
Dans un quart de finale, l’équilibre est souvent fragile. Un début de match maîtrisé peut changer la dynamique, mais une erreur ou un temps faible peut coûter très cher. C’est précisément dans ce cadre que la titularisation de Bekhaled prend du relief: elle ne concerne pas seulement une joueuse, elle s’inscrit dans une stratégie plus large pour faire vaciller une équipe ivoirienne solide.
OL Lyonnes, un symbole de plus dans l’effectif algérien
La présence de Sofia Bekhaled dans ce rendez-vous rappelle aussi la place prise par certaines joueuses évoluant à l’étranger dans les sélections africaines. À OL Lyonnes, l’attaquante a l’habitude d’un environnement exigeant, avec des standards élevés au quotidien. Ce vécu peut compter dans une phase finale internationale, où la vitesse d’exécution et la lucidité font souvent la différence.
Face à la Côte d’Ivoire, elle devra sans doute se montrer disponible, mobile et précise dans les rares espaces qui s’ouvriront. L’enjeu ne se limite pas à sa performance individuelle. Si l’Algérie veut rejoindre le dernier carré, il lui faudra un match plein, avec des réponses à tous les niveaux du terrain.
Ce quart de finale donne donc à Bekhaled une vraie scène. Pas seulement une apparition, mais un test grandeur nature. À Casablanca, l’attaquante d’OL Lyonnes a l’occasion de transformer une titularisation inattendue en argument durable pour la suite de la CAN 2026.
