Priscille Kreto garde les pieds sur terre avant le quart décisif contre l’Algérie


Priscille Kreto garde les pieds sur terre avant le quart décisif contre l’Algérie

Priscille Kreto aborde la CAN féminine avec un calme qui en dit long. La milieu ivoirienne savoure la qualification en quarts de finale, mais refuse tout emballement. Pour elle, la Côte d’Ivoire n’a encore rien gagné. Le prochain rendez-vous face à l’Algérie dira beaucoup plus sur les ambitions réelles des Éléphantes.

Dans son regard comme dans ses mots, la mesure domine. Pas question de parler de félicitations définitives, encore moins de victoire accomplie. La joueuse préfère insister sur la suite, avec cette idée simple: le plus dur commence maintenant. Cette prudence colle à l’état d’esprit d’un groupe qui avance sans perdre de vue son objectif.

Une première CAN féminine marquée par la fierté

Pour Priscille Kreto, cette édition organisée au Maroc a une résonance particulière. Il s’agit de sa première Coupe d’Afrique des Nations féminine, un moment qu’elle vit comme une étape forte de sa carrière. Elle dit sa joie de participer à ce tournoi, avec une émotion maîtrisée et une vraie fierté d’avoir franchi ce cap.

Ce sentiment personnel ne la détourne pas de l’essentiel. La milieu de terrain sait que cette compétition exige bien plus qu’un simple enthousiasme. Elle demande de tenir la distance, de rester concentrée et de répondre présente dans les rendez-vous à haute pression. C’est précisément là que l’expérience collective de la Côte d’Ivoire entre en jeu.

La CAN féminine, entre rêve mondial et devoir de résultat

Le quart de finale contre l’Algérie dépasse largement le cadre d’un duel à élimination directe. Une victoire propulserait la Côte d’Ivoire en demi-finale, mais surtout vers la Coupe du Monde. Cet enjeu donne une dimension particulière à la rencontre, tant pour le groupe que pour tout un pays qui regarde déjà plus loin.

Kreto ne cherche pas à masquer l’importance de cette perspective. Elle rappelle la joie qu’il y aurait à décrocher d’un coup la qualification pour le dernier carré et pour le Mondial. Ce double horizon donne une énergie supplémentaire aux Éléphantes, sans leur faire perdre la tête. Le message reste le même: atteindre ce niveau passe d’abord par le travail accompli ensemble.

Dans cette dynamique, la joueuse met en avant le collectif plus que les individualités. Depuis le début de la compétition, elle estime que l’équipe a progressé dans tous les compartiments du jeu. L’attaque, le milieu et la défense ont avancé de concert, avec une efficacité offensive suffisante pour installer la sélection à ce stade du tournoi.

Une progression des Éléphantes construite sur tous les compartiments

Priscille Kreto refuse de réduire le parcours ivoirien à un seul facteur. Elle ne veut pas isoler une ligne ou un secteur en particulier. Selon elle, la montée en puissance s’est faite partout, dans les jambes comme dans les têtes. Cette lecture globale traduit une forme de maturité du groupe.

La milieu ivoirienne insiste aussi sur la qualité du lien entre les joueuses. À ses yeux, l’équipe fonctionne comme une famille, et cette cohésion nourrit la progression collective. Le vestiaire semble avancer avec une confiance partagée, un élément précieux à ce stade d’une grande compétition continentale.

En parallèle, Kreto a mené son propre travail. Elle dit avoir appris à mieux identifier ses points forts, tout en corrigeant certaines failles. Ce travail personnel s’inscrit dans un cadre collectif solide, où chacune sait qu’elle doit aussi grandir à travers le groupe. Le discours est simple, mais il sonne juste.

Priscille Kreto, une cadre déjà habituée aux grands rendez-vous

Son parcours donne du poids à sa parole. Meilleure buteuse des FIFA Series Côte d’Ivoire 2026 avec huit réalisations, elle a aussi remporté la Ligue des Champions féminine de la CAF 2024 avec le TP Mazembe. Ce vécu fait d’elle une joueuse référente dans le groupe ivoirien, capable d’apporter du recul dans les moments clés.

Elle-même place la CAN féminine au sommet des compétitions qu’elle a connues. Pour elle, les émotions ne sont pas les mêmes, et le niveau d’exigence non plus. Cette hiérarchie dit beaucoup du prestige du tournoi, mais aussi de la difficulté à y exister durablement. La compétition africaine reste, à ses yeux, l’épreuve la plus rude.

Dans ce contexte, Kreto assume pleinement son rôle auprès des plus jeunes. Son message tient en deux notions simples: discipline et écoute. Elle dit apprécier la curiosité des jeunes joueuses, leur envie d’apprendre et leur sérieux au quotidien. Une manière de transmettre sans imposer, dans un groupe qui semble réceptif.

Un message de gratitude aux supporters ivoiriens

Avant de tourner pleinement la page vers l’Algérie, Priscille Kreto a aussi tenu à saluer le public. Elle remercie les supporters présents à Casablanca, ceux qui poussent dans les tribunes, mais aussi tous les Ivoiriens qui suivent l’aventure à distance. Leur soutien compte, assure-t-elle, parce qu’il accompagne chaque effort de l’équipe.

La joueuse élargit d’ailleurs ce salut à tout un pays. Elle estime que les voix des supporters portent le drapeau ivoirien bien au-delà du terrain. Dans un tournoi où la pression monte vite, cette ferveur peut peser. Les Éléphantes savent désormais qu’elles jouent bien plus qu’un quart de finale: elles jouent une qualification, un élan et une promesse.

Marco Bamba
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Marco Bamba

Marco Bamba — Analyste paris sportifs Originaire de Dakar, Marco Bamba a commencé à s'intéresser aux paris sportifs en 2017, alors qu'il travaillait comme rédacteur web pour un portail d'actualités sportives sénégalais. Ce qui était au départ une curiosité personnelle…

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