Hervé Renard reprend les rênes de la Côte d’Ivoire avec l’ambition des grands rendez-vous


Hervé Renard reprend les rênes de la Côte d’Ivoire avec l’ambition des grands rendez-vous

Hervé Renard retrouve la sélection ivoirienne avec un objectif clair: faire de la Côte d’Ivoire une candidate permanente aux titres. Présenté à la presse au siège de la Fédération ivoirienne de football, jeudi, le technicien français a affiché une ambition assumée, sans esquiver l’ampleur du chantier qui l’attend.

Nommé officiellement mardi, le sélectionneur de 57 ans effectue un deuxième passage sur le banc des Éléphants. Son premier, en 2014 et 2015, s’était terminé par un sacre en Coupe d’Afrique des nations, un souvenir encore vif dans un pays qui attend beaucoup de lui.

Un retour chez les Éléphants sous haute exigence

Renard n’a pas caché son émotion au moment de retrouver la Côte d’Ivoire. Il a dit sa fierté et son honneur de revenir dans un environnement qu’il connaît déjà, avec la pression qui accompagne naturellement un poste de cette dimension. Le message est limpide: le défi ne se limite pas à diriger un groupe, il consiste à répondre à une attente nationale.

Le Français a insisté sur le poids du contexte. Les prochaines échéances africaines s’annoncent denses, avec deux CAN consécutives en 2027 et 2028. Dans ce calendrier, chaque choix comptera, et la moindre approximation sera scrutée.

Dans sa prise de parole, il a rappelé ce qu’implique une telle nomination. Quand un pays comme la Côte d’Ivoire l’appelle, l’hésitation n’est pas longue. Le niveau d’exigence est celui d’une sélection construite pour aller chercher des trophées, pas seulement pour jouer les premiers rôles.

Hervé Renard et la Côte d’Ivoire, une histoire déjà victorieuse

Le lien entre Hervé Renard et la Côte d’Ivoire ne date pas d’hier. Lors de son premier passage, il avait conduit les Éléphants jusqu’au titre continental, en 2015, au terme d’une campagne qui a marqué le football ivoirien. Ce passé donne à son retour une résonance particulière.

Le contexte est différent, mais la référence demeure. Renard arrive avec l’image d’un sélectionneur capable de gérer les grands rendez-vous, les vestiaires tendus et la pression d’un pays entier. C’est précisément ce profil que la fédération a voulu remettre au premier plan.

Son contrat, signé pour deux ans, place son mandat dans une logique immédiate de résultats. Il ne s’agit pas d’installer un projet lointain, mais de remettre une équipe en état de conquérir. C’est souvent dans ce type de cadre que Renard a construit sa réputation, au plus près des attentes et des échéances.

Deux CAN successives comme premier horizon

Les deux prochaines CAF constituent déjà la ligne de mire du nouveau sélectionneur. Avec les CAN 2027 et 2028 en perspective, la Côte d’Ivoire veut prolonger son statut de puissance du continent. Renard le sait mieux que quiconque: sur le continent africain, le temps se mesure vite et les ambitions se jugent à l’aune des résultats.

Cette mission arrive après une expérience moins concluante avec la Tunisie, où sa tentative pour sauver la sélection à la Coupe du monde n’a pas abouti. Ce passage avorté n’efface pas son vécu international, mais il rappelle qu’un retour en sélection n’offre aucune garantie automatique. Le contexte ivoirien, lui, impose immédiatement une forme d’excellence.

Le nouveau sélectionneur aborde aussi un cap symbolique: il entame son dixième mandat à la tête d’une équipe nationale. Une longévité rare, qui dit beaucoup de sa capacité à traverser les contextes, les continents et les attentes. La Côte d’Ivoire lui offre, une fois encore, un terrain à la mesure de ses ambitions.

Une sélection tournée vers les trophées

Au-delà du symbole, l’enjeu est simple: faire gagner la Côte d’Ivoire. Renard l’a répété avec des mots sans détour. Selon lui, l’équipe est faite pour remporter des trophées, et l’exigence doit rester maximale pour obtenir les meilleurs résultats possibles.

Ce discours colle à la culture du sélectionneur comme à celle des Éléphants, habitués aux ambitions élevées. La base est connue, mais le chantier reste immense. Entre la pression populaire, l’héritage du dernier sacre et les échéances à venir, le moindre détail comptera.

Renard n’a pas promis de miracle. Il a plutôt posé un cadre, celui d’un travail immédiat, rigoureux et orienté vers la performance. En Côte d’Ivoire, il retrouve un banc prestigieux, une attente immense et un objectif qui ne laisse aucune place à l’ambiguïté.

Marco Bamba
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Marco Bamba

Marco Bamba — Analyste paris sportifs Originaire de Dakar, Marco Bamba a commencé à s'intéresser aux paris sportifs en 2017, alors qu'il travaillait comme rédacteur web pour un portail d'actualités sportives sénégalais. Ce qui était au départ une curiosité personnelle…

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